Les plages du débarquement

Sur la photo, nos jeunes dégustant leur sandwich (et tarte aux pommes) sur la plage d'Arromanches. La journée de samedi était dédiée aux plages du débarquement.

Cet article fait partie d’une série d’articles sur le périple de 7 jours en France, sur les traces de Samuel de Champlain, par la chorale internationale de 36 étudiants, Harmonie en Héritage. Harmonie en Héritage a donné une série de concerts, au Québec, au Vermont et en France, dans le cadre des célébrations des 400 ans de l’exploration du lac Champlain par Samuel de Champlain en 1609.

Read the English translation: August 1st – Beaches of Normandy.

Sur la photo, nos jeunes dégustant leur sandwich (et tarte aux pommes) sur la plage d’Arromanches. Les zones noires sur la plage et à l’horizon sont les blocs de béton qui restent du port artificiel construit en 8 jours au moment du débarquement pour approvisionner les soldats sur le sol français. La journée de samedi était dédiée aux plages du débarquement.

Antoine était dans la réception de l’hôtel quand j’écrivais ce blog. Immédiatement, je lui ai demandé de me raconter cette journée aux plages du débarquement, Ce programme appartient aux jeunes, leurs souvenirs sont plus importants que les miens!

Ses commentaires étaient si intéressants que lui et moi avons pensé demander à un américain et un québécois (et lui) de partager leurs impressions au micro de l’autocar un peu plus tard.

Je vais essayer de leur être fidèles.

Antoine (français) : « J’ai aimé notre visite au musée canadien Juno Beach. En Normandie, on parle souvent des américains et des brittaniques mais je ne savais pas que les canadiens avaient aussi joué un rôle important lors du débarquement. À la batterie de Longues, j’ai aimé me placer dans le canon, imaginer comment pouvaient se sentir les soldats, avec le bruit des bombardements, et des soldats qui attaquaient. Je ressentais la peur que les soldats avaient dû ressentir. Et le cimetière américain de Colleville-sur-mer est un endroit très émouvant, l’atmosphère est pesante, le cadre est magnifique et sobre avec les croix blanches, le gazon vert et la vue sur la mer. On ressent de la tristesse et de la reconnaissance envers ces soldats. Nous sommes là grâce à eux. »

Chloé (québécoise) : « Centre canadien Juno Beach : De savoir que le Canada a été aussi impliqué dans le débarquement m’a rendu fière de mon pays. Je ne savais pas qu’il avait été aussi impliqué. J’ai lu autant que je pouvais dans le musée. J’ai été touchée par la lettre d’un soldat canadien et de le voir si concerné par les juifs qu’il libérait dans les camps de concentrations. Le musée et cimetière américain : Le musée est plus à propos des gens, de leurs sacrifices et moins à propos de la guerre que le musée canadien… Je suis allée seule dans le cimetière. L’atmosphère était lourde et pleine de tristesse. À la batterie de Longues, j’étais avec Antoine et j’ai eu le même sentiment de peur quand j’ai vu le gros trou dans le canon ».

Anna-Marie (américaine) : « Au centre de Juno Beach, j’ai été frappée par la beauté de la plage. Au musée, j’ai été frappée par les histoires personnelles, les lettres des soldats à leur famille. Je n’ai pas senti la différence entre américains et canadiens. J’étais simplement fière de l’effort commun des canadiens et américains pendant la guerre. Avant d’arriver au cimetière américain, je m’étais recueillie, consciente de l’importance de l’endroit pour les États-Unis. Je ne me sentais plus en France, mais comme on peut se sentir dans les monuments à Washington DC. C’est un sentiment de fierté et de patriotisme. Je n’ai pas passé beaucoup de temps au musée, mais j’ai marché seule dans le cimetière. J’ai lu autant de noms que je pouvais sur les tombes et j’ai essayé de les imaginer et de me recueillir pour chacun… mais bientôt je me suis rendue compte qu’ils étaient beaucoup trop nombreux (plus de 9000) et je me suis mise à pleurer. La guerre casse l’amour et la vie. J’ai aussi vu les tombes des soldats Ryan, ceux dont l’histoire a été racontée dans le film « Sauvons le soldat Ryan ». Je ne savais pas que c’était une histoire vraie. Finalement, la batterie de Longues représentait pour moi la preuve que le temps a continué à s’écouler depuis la fin de la guerre. La nature a repris sa place avec les champs de blé et de coquelicots. C’est un endroit qui rappelle l’histoire vécue… ».

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